Prêté samedi pour une saison avec option d'achat par le FC Nantes, Luigi Pieroni a été présenté à la presse en fin de matinée, au centre d'entraînement de la Gaillette. Le nouvel attaquant sang et or espère rapidement oublier une année 2006-2007 difficile, entre Auxerre et Nantes. Ca tombe bien : le Racing, aphone en attaque, compte sur lui pour aider à débloquer le compteur...
«Luigi, vous voici Lensois...
Lens, pour moi, est un grand club, un grand club de France. On n'est pas loin de la Belgique. J'ai toujours aimé ce club. Je ne change pas de championnat, je reste en Ligue 1. Je ne suis pas loin de chez moi, Liège, qui n'est distant que de 200 kilomètres. Ensuite, c'est toujours plus facile quand on connaît quelques joueurs (NDLR : Akalé, Kalou, Le Crom) et l'entraîneur.
Vous êtes heureux d'être ici ?
Venir à Lens est un soulagement car j'ai vécu une saison difficile, que ce soit à Auxerre ou à Nantes. Je n'étais pas vraiment titulaire indiscutable. J'ai voulu quitter Auxerre pour Nantes, où il y eu un changement d'entraîneur, qui a voulu mettre de côté les joueurs. C'est compliqué, tout comme reprendre la saison en Ligue 2 alors que l'on ne veut pas rester et que le club ne veut pas que l'on soit là. J'ai disputé une mi-temps contre Valenciennes début juillet puis on m'a privé de jeu. C'est la première fois que je vivais cette situation-là.
Vous retrouvez Guy Roux. Que vous a-t-il apporté à Auxerre ?
Il m'a appris à grandir dans le championnat de France, que je ne connaissais pas. Il m'a préparé à être meilleur. Il m'a beaucoup aidé dans ma progression. J'ai été en contact avec lui pour ma venue, ça fait toujours plaisir de l'avoir au téléphone.
Pouvez-vous jouer dès samedi, à Strasbourg, éventuellement en entrant en jeu en fin de partie ?
Je suis prêt, oui. Maintenant, même si j'ai fait toute la préparation, il faudra quelques matches pour être à cent pour cent. Il manque des matches qui ne remplaceront jamais les entraînements, c'est clair. Je n'ai pas encore vraiment fait un entraînement de groupe. Il y a déjà des joueurs en place. S'ils marquent samedi, ça m'enlèvera une petite pression. On a toujours une certaine pression d'essayer de vouloir bien faire. Après quelques matches, si on ne marque pas, on gamberge vite. Il ne faut pas se mettre ça en tête.
Comment expliquez-vous les difficultés offensives de votre nouveau club ?
Des fois, ça ne rentre pas. Il y a des choses qui ne peuvent pas s'expliquer. Il faudra que l'équipe soit de mieux en mieux au fil des matches. Il faut un déclic. En championnat, on ne l'a pas eu, en Coupe d'Europe si.
En ce moment, tous les regards sont tournés vers les attaquants, qui ne marquent pas...
C'est vrai qu'en tant qu'attaquant, quand les premiers matches sont délicats et que l'on n'arrive pas à marquer il y a une certaine pression sur les matches suivants. Il ne faut pas penser qu'il faut absolument marquer. Ca ne changera rien».